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Prendre soin de l'autre

Il peut être difficile de trouver les bons gestes lorsqu’on est confronté à la maladie ou à la dépendance d’un proche. S’il n’existe pas de recettes toutes faites pour les aidants familiaux, quelques conseils peuvent aider à prendre soin de son proche au quotidien. Des formations destinées aux aidants de malades d’Alzheimer se développent également.

Aider à faire plutôt que faire à la place

Il est tentant de réaliser les gestes à la place d’une personne qui a des difficultés à les réaliser. Pourtant, le rôle d’un aidant consiste notamment à aider la personne à conserver le plus possible son autonomie, sans l’infantiliser : il faut donc l’encourager à réaliser les gestes et les activités dont elle est capable. De plus, c’est à la personne aidée de décider, dans la mesure du possible, du type et du degré d’aide qu’elle souhaite recevoir.

Aider à faire plutôt que faire à la place, c’est par exemple aider la personne à tenir son couteau pour qu’elle puisse couper ses aliments elle-même au lieu de le faire pour elle.

Lors de la toilette, si la personne a du mal à atteindre certaines parties de son corps (haut du dos, pieds, etc.), il est conseillé de l’aider à laver ces zones, mais de la laisser faire elle-même le reste de sa toilette.

Lors de l’habillement, aider à faire, c’est laisser la personne choisir quels vêtements elle a envie de porter et l’aider à les enfiler plutôt que de décider à sa place et de l’habiller.

Écouter et dialoguer

Le comportement d’une personne peut changer avec la maladie ou la dépendance, et communiquer avec elle peut devenir difficile. L’écoute et le dialogue sont pourtant des éléments clés du prendre soin. Décider à la place de la personne, être trop directif, ou encore élever la voix en cas d’incompréhension peut s’apparenter à de la maltraitance. En effet, cette dernière ne concerne pas uniquement la violence physique (gestes brusques, coups…). L’infantilisation, une attitude dévalorisante, des ordres contradictoires, l’interdiction de sortir ou d’accomplir certains gestes sont aussi des actes de maltraitance.

En cas de doute sur le sujet, contactez l’association Alma France, qui pourra vous conseiller.

La formation des aidants

Le plan Alzheimer 2008-2012 prévoit d’améliorer la formation des aidants familiaux. Dans ce cadre, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, le secrétariat d’État aux Aînés et l’association France Alzheimer ont signé en novembre 2009 une convention de partenariat pour la formation des aidants familiaux accompagnant les malades d’Alzheimer. Chaque formation est animée par un binôme composé d’un professionnel psychologue et d’un bénévole, qui est lui-même un aidant familial spécifiquement formé. L’association France Alzheimer remet en parallèle des livrets d’information aux participants.

Pour plus de renseignements sur la formation des aidants, consultez le site internet de l’association France Alzheimer.