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Pathologies de l'œil

Certaines pathologies de l’œil, comme la cataracte ou le glaucome, sont plus fréquentes avec l’avancée en âge. La presbytie et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) sont quant à elles dues au vieillissement de l’œil.

La presbytie


La presbytie est un trouble de la vision dû au vieillissement du cristallin, sorte de lentille à l’avant de l’œil qui permet d’accommoder et de bien voir les objets quelle que soit leur distance. Avec l’âge, le cristallin durcit et perd en souplesse.

Cette détérioration du cristallin rend la lecture ou le travail de près difficile.

La presbytie débute aux environs de 45 ans. Il est possible de la corriger par le port de lunettes. Elle peut également être opérée.

La cataracte


La cataracte est une maladie du cristallin. Celui-ci devient de plus en plus opaque, ce qui entraîne une perte progressive de la vue pouvant aller jusqu’à la cécité complète.

Les symptômes de la cataracte sont des éblouissements ou une vision double en présence de lumières vives, une baisse de la luminosité des objets, et une diminution progressive de la vue malgré les changements de lunettes.

Seule une opération, qui consiste à remplacer le cristallin par une lentille en matière plastique, permet de redonner une vue quasiment normale.

Dans la plupart des cas, la cataracte résulte du vieillissement de l’œil, mais d’autres facteurs peuvent être à l’origine de cette maladie : diabète, blessure oculaire, médicaments, antécédents familiaux...
Un tiers des Français de plus de 75 ans souffrent de cette maladie. L’opération de la cataracte est l’intervention chirurgicale la plus pratiquée en France.

Le glaucome


Le glaucome est une maladie de l’œil caractérisée par une destruction progressive du nerf optique qui peut entraîner la cécité en l’absence de traitement.

Dans le globe oculaire, un liquide appelé humeur aqueuse irrigue continuellement la cornée et lui apporte de l’oxygène. Ce liquide est renouvelé en permanence et évacué à travers un filtre situé entre l’iris et la cornée. Lorsque ce liquide ne s’évacue pas bien, il s’accumule dans l’œil et provoque une lésion du nerf optique : c’est le glaucome.

Le glaucome le plus courant, appelé glaucome à angle ouvert, évolue de façon lente et insidieuse. Il provoque un rétrécissement progressif du champ visuel, qui n’est perceptible par la personne atteinte qu’au bout de plusieurs années, une fois que le nerf optique est fortement endommagé. C’est pourquoi le dépistage est important. Il passe par une mesure de la pression oculaire, car dans la plupart des cas, le principal symptôme du glaucome est une pression oculaire élevée. En cas d’élévation anormale de la pression oculaire, des examens complémentaires sont effectués afin d’évaluer l’atteinte du nerf optique.

Le glaucome ne se soigne pas. Les traitements visent à contrôler la pression oculaire et non à restituer le champ visuel perdu. Selon la situation du patient, il peut s’agir de collyres, de traitement au laser ou d’une intervention chirurgicale.

Le glaucome est en général lié au vieillissement de l’œil, mais il existe des facteurs de risque comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, la myopie, des antécédents familiaux…

On estime qu’environ un million de personnes souffrent de glaucome en France.

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)


La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie qui atteint une partie de la rétine appelée macula.

Située au fond de l’œil, la rétine agit comme un appareil photographique : elle reçoit les images, qu’elle transforme en signaux nerveux avant de les transmettre au cerveau via le nerf optique. D’un diamètre d’environ 2 millimètres, la macula est la zone centrale de la rétine. Elle transmet 90 % des informations visuelles au cerveau.

La DMLA est un vieillissement trop rapide de la macula qui entraîne une perte de la vision centrale. En général, la vision périphérique reste intacte.

Il existe deux formes de DMLA :

  • la DMLA sèche. Des cellules visuelles et des pigments de la rétine disparaissent, remplacés par des cicatrices. C’est la plus fréquente (85 % des cas), et elle est d’évolution lente ;
  • la DMLA humide. Moins fréquente, elle se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux sous la rétine, ce qui entraîne un décollement de la macula et gêne la vision. Elle peut être d’évolution très rapide et provoquer en seulement quelques jours la perte de la vision centrale.

La DMLA se caractérise par une diminution de la sensibilité aux contrastes, une baisse de l’acuité visuelle, une déformation des lignes droites (qui semblent courbes) et l’apparition d’une tache sombre au milieu du champ visuel.

Le diagnostic repose sur un examen du fond d’œil, éventuellement complété par une angiographie et un examen appelé OCT, qui permet de visualiser les différentes couches de la rétine.

Il n’existe pas de traitement pour la DMLA sèche. L’utilisation de lunettes grossissantes ainsi que des séances d’orthoptie pour apprendre à se servir de sa vision périphérique peuvent diminuer la gêne ressentie.

Pour la DMLA humide, un traitement au laser peut être envisagé pour détruire les vaisseaux qui se sont formés sous la rétine. Une technique appelée photothérapie dynamique peut également être utilisée.

Hormis le vieillissement, le principal facteur de risque d’apparition d’une DMLA est le tabagisme. En France, la DMLA est la première cause de malvoyance des personnes de plus de 50 ans et elle touche 12 % des personnes âgées de 65 à 75 ans.