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L'accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la troisième cause de mortalité en France, et la deuxième cause de décès dans le monde. Chaque année, 130 000 Français sont touchées par un AVC. Un « plan AVC » a récemment été mis en place par les pouvoirs publics afin de lutter contre cette affection.

Définition

Un AVC est l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau qui transporte le sang dans le cerveau.
Il existe deux types d’AVC :

  • les accidents ischémiques, ou infarctus cérébraux, lorsqu’un vaisseau sanguin se bouche (thrombose cérébrale) ou est bouché par un caillot de sang formé ailleurs (embolie cérébrale) ;
  • l’hémorragie cérébrale, due à l’éclatement d’un vaisseau.

En conséquence, les cellules du cerveau ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments dont elles ont besoin. Elles peuvent être endommagées, et certaines mourir.

Symptômes de l’AVC

Les symptômes dépendent de la zone touchée et de l’étendue de la lésion, mais les signes suivants sont les plus courants :

  • étourdissements, vertiges et perte d’équilibre ;
  • engourdissement ou paralysie d’un membre, du visage ou d’une partie du corps ;
  • difficulté soudaine à parler et à comprendre ce que l’on entend ;
  • troubles de la vision ;
  • violent mal de tête d’apparition soudaine, nausée, vomissements.
L’accident vasculaire cérébral est une urgence médicale. En cas d’apparition brutale d’un des symptômes suivants, appeler immédiatement le 15 :
- perte de force ou engourdissement au visage ;
- perte de force ou engourdissement au bras ;
- trouble de la parole.
En cas d’association d’un de ces trois symptômes avec l’apparition brutale de troubles de l’équilibre, de maux de tête intense, ou d’une baisse de la vision, appeler immédiatement le 15.

Traitement de l’AVC

L’AVC peut provoquer des dommages irréversibles au cerveau en raison de la privation d’oxygène qu’ont subi les cellules nerveuses. Celles-ci ne se renouvellent que très peu, et leur mort par manque d’oxygène entraîne des pertes fonctionnelles.

Une intervention chirurgicale en urgence est effectuée pour dissoudre le plus rapidement possible le caillot qui s’est formé. Pour les accidents ischémiques, un anticoagulant est prescrit. En cas d’hémorragie, le sang accumulé est retiré.

Par la suite, la zone malade du vaisseau est soit retirée, soit dilatée, afin de limiter les risques de récidive.

Des séances de rééducation sont effectuées pour remédier aux éventuelles séquelles cognitives ou comportementales de l’AVC.

Facteurs de risque de l’AVC

L’âge est le premier facteur de risque de l’AVC : son taux d’incidence est multiplié par deux tous les dix ans à partir de 55 ans.
Les principaux facteurs de risque évitables sont :

  • le tabagisme ;
  • une consommation excessive d’alcool ;
  • l’absence d’activité (sédentarité).

L’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol (hypercholestérolémie) et le diabète sont également des facteurs de risque de survenue d’un AVC.