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Maladie de Parkinson

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Environ 150 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson en France, et 14 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. La majorité des personnes atteintes ont plus de 60 ans. Cependant, 1 malade sur 5 a moins de 50 ans et des formes très rares de la maladie existent chez les moins de 45 ans.

Ce dossier aborde le mécanisme de la maladie de Parkinson, ses symptômes, son diagnostic, les traitements utilisés ainsi que l’accompagnement proposé aux malades.

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson ?

Mécanisme de la maladie

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique, c’est-à-dire qu’elle provoque la disparition progressive et irréversible de neurones.

Dans la maladie de Parkinson, ce sont les neurones dopaminergiques qui sont touchés. Situés dans une petite zone de la base du cerveau (la substance noire, ou locus niger), ces derniers sont responsables de la production d’un neurotransmetteur (molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones) appelé dopamine.

La disparition progressive des neurones dopaminergiques au cours de la maladie entraîne une baisse de la production de dopamine. Or, cette dernière est indispensable au contrôle des mouvements, et sa diminution provoque des troubles de la mobilité caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Les causes de la maladie de Parkinson sont à l’heure actuelle encore mal connues, mais elle est probablement due à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.

Symptômes de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson se caractérise par trois symptômes principaux :

  • une lenteur et une difficulté à initier le mouvement, ou akinésie. Elle se manifeste principalement dans les mouvements complexes (par exemple, les mouvements qui nécessitent une coordination entre les différents membres) ;
  • une rigidité musculaire, ou hypertonie. Elle est surtout sensible le long de la colonne vertébrale, et aux articulations (membres et nuque). Cette tension excessive des muscles provoque des douleurs musculaires ou tendineuses ;
  • un tremblement. Il se manifeste au repos, c’est-à-dire lorsque la partie du corps concernée n’est pas sollicitée. Il est en général lent et peu ample.

La maladie de Parkinson n’entraîne pas, ou très rarement, de détérioration des fonctions intellectuelles. En revanche, de nombreux autres symptômes, en particulier moteurs, peuvent s’ajouter aux trois troubles principaux décrits ci-dessus : douleurs, crampes, fourmillements, constipation, chutes de tension, sueurs et salivations abondantes, anxiété, irritabilité, humeur dépressive…

Pour en savoir plus sur les symptômes de la maladie de Parkinson, consultez le dossier de l’association France Parkinson.

L’évolution de la maladie

La maladie de Parkinson évolue en plusieurs phases :

  • l’apparition des symptômes et l’annonce du diagnostic. Il s’agit en général d’une période difficile pour le patient et sa famille ;
  • la rémission thérapeutique. Elle se manifeste par un mieux-être au début du traitement médicamenteux ;
  • les complications motrices. Elles sont dues au traitement médicamenteux ;
  • la phase d’envahissement de la maladie, au cours de laquelle les symptômes s’aggravent et le patient perd en autonomie.

Quels sont les traitements de la maladie de Parkinson ?

Il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement permettant de soigner la maladie de Parkinson : les traitements disponibles agissent sur les symptômes, mais n’empêchent pas la destruction des neurones dopaminergiques.

Les traitements médicamenteux

Deux classes de médicaments sont utilisées pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson :

  • la L-dopa, molécule que le cerveau transforme sur place en dopamine ;
  • les agonistes dopaminergiques, qui imitent l’effet de la dopamine.

La L-dopa est très efficace sur les symptômes de la maladie, mais elle provoque des complications motrices importantes, en particulier des mouvements involontaires anormaux. En outre, il est nécessaire d’augmenter les doses au fur et à mesure du traitement, et le temps d’action de la molécule diminue progressivement.

Les agonistes dopaminergiques provoquent peu de complications motrices, mais ils ont des effets indésirables notables tels que nausée, somnolence, hallucinations, troubles du comportement.

Le choix du médicament est fonction de l’âge du patient, de la durée d’évolution de sa maladie, et du degré de gêne provoqué par les symptômes.

Le traitement chirurgical

Il existe une opération chirurgicale qui permet de stimuler la zone cérébrale responsable des tremblements et de diminuer sensiblement les symptômes de la maladie de Parkinson. Elle consiste en l’implantation de deux petites électrodes à deux endroits précis de chaque côté du cerveau. Les électrodes vont ensuite stimuler en continu la zone d’implantation. Elles sont reliées à une pile placée sous la peau et par laquelle il est possible de régler l’intensité de la stimulation.

Le traitement chirurgical de la maladie de Parkinson est réservé à certains cas précis.
Pour en savoir plus sur les traitements de la maladie de Parkinson, consultez le dossier sur les traitements de l’association France Parkinson.

24 centres experts régionaux

La prise en charge thérapeutique de Parkinson étant très complexe, elle nécessite un suivi personnalisé et le recours à de nombreux spécialistes. En 2012, le Plan Parkinson a permis la désignation de 24 centres experts régionaux. Implantés en CHU, ils regroupent des neurologues, infirmiers, orthophonistes et psychologues spécialisés dans la maladie de Parkinson.

Les moyens dévolus aux 24 centres régionaux – 3 millions d’euros au total – sont cependant jugés insuffisants par les représentants des malades.

L'accompagnement des patients

Le rôle du médecin traitant et du neurologue

Le médecin traitant et le neurologue sont systématiquement impliqués dans la prise en charge des personnes atteintes de maladie de Parkinson :

  • une fois le diagnostic établi, le médecin traitant et /ou le neurologue effectue un bilan initial afin de déterminer le traitement le plus adapté ainsi que la fréquence des consultations de suivi ;
  • le médecin traitant établit ensuite un protocole de soins, signé par le patient, qu’il envoie au médecin conseil de l’assurance maladie. Après accord de ce dernier, le malade est considéré comme souffrant d’une affection de longue durée, ce qui signifie que les soins liés à sa maladie et à ses complications sont remboursés à 100 % par l’Assurance maladie (sur la base du tarif de la Sécurité sociale) ;
  • le médecin traitant continue à suivre régulièrement son patient, dont il est le premier interlocuteur médical ;
  • le neurologue est sollicité lors de consultations de suivi périodiques destinées à vérifier que le traitement est bien adapté.

Pour plus d’informations sur les affections de longue durée, consultez le site de l’Assurance maladie, ameli.fr

La rééducation

D’autres professionnels de santé sont également sollicités pour accompagner les personnes souffrant d’une maladie de Parkinson :

  • le kinésithérapeute. La kinésithérapie est utilisée à tous les stades de la maladie. Elle aide à contrôler le mouvement, à lutter contre les douleurs, à entretenir le tonus musculaire et à maintenir la souplesse articulaire ;
  • l’orthophoniste. Il apprend au malade à contrôler certains symptômes qui peuvent se manifester au cours de la maladie : troubles de la déglutition, difficultés d’élocution, problèmes d’écriture… ;
  • l’ergothérapeute. Il favorise le maintien de l’autonomie de la personne malade par la réadaptation de son environnement (aides techniques, aménagement de l’habitat…). Il intervient sur prescription médicale.

Le rôle des associations

Les associations peuvent apporter conseils et soutien aux malades de Parkinson et à leurs familles :

  • l’Association France Parkinson, fondée en 1984, est reconnue d’utilité publique. Elle a pour but de favoriser la rechercher et de soutenir les patients et leurs familles. Elle est organisée en comités locaux ;

Dossier mis à jour en avril 2014.