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Quels sont les traitements de la maladie d'Alzheimer ?

Le suivi des patients atteints de la maladie d’Alzheimer est effectué à la fois par le médecin traitant et par des spécialistes.

Aucun traitement ne permet à l’heure actuelle de guérir de la maladie ou de stopper son évolution. Quatre médicaments sont toutefois disponibles sur le marché. Dans le meilleur des cas (malheureusement trop rares), la famille, le patient et le spécialiste vont constater une amélioration, avec une meilleure qualité de vie et des performances cognitives améliorées. Le plus souvent, on observe un ralentissement dans l'évolution de la maladie et une diminution de certains troubles du comportement.

Enfin, les thérapies non-médicamenteuses se développent de plus en plus : elles permettent d’améliorer le confort et le bien-être des malades et de freiner le développement des troubles.

Les traitements médicamenteux

Deux familles de médicaments sont utilisées pour ralentir le développement des troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer :

  • les anticholinestérases. Ces médicaments ont un effet sur l’acétylcholine. Cette substance, qui est fabriquée par les cellules nerveuses et agit sur la mémoire et l’apprentissage, est détruite au cours de la maladie d’Alzheimer. Les anticholinestérases ralentissent la destruction de l’acétylcholine, améliorant ainsi le comportement du malade et ses gestes quotidiens. Les anticholinestérases sont prescrits au stade léger et moyen de la maladie ;
  • les antiglutamates. Ces molécules agissent sur les récepteurs du glutamate, substance produite en excès par les cellules nerveuses des malades atteints d’Alzheimer, entraînant ainsi la destruction d’autres cellules, les cellules réceptrices. Les antiglutamates bloquent l’interaction du glutamate avec les cellules réceptrices, ce qui ralentit la perte de mémoire et le déclin des fonctions cognitives. Les antiglutamates sont prescrits au stade moyen et sévère de la maladie.

Ces médicaments ne peuvent être prescrits que par un gériatre, un neurologue ou un psychiatre. Une surveillance de la tolérance au médicament et de l’observance du traitement doit être effectuée.

D’autres médicaments peuvent être ponctuellement prescrits pour traiter certains troubles liés à la maladie (dépression, troubles du sommeil, etc.). La Haute Autorité de Santé a publié des recommandations de bonne pratique pour le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Enfin, la maladie d’Alzheimer fait partie de la liste des affections de longue durée. Cela signifie que les soins médicaux et paramédicaux sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie (sur la base du tarif de la Sécurité sociale).

Pour plus d’informations sur les affections de longue durée, consultez ameli.fr, le site internet de l’Assurance maladie.

Les thérapies non médicamenteuses

Les plus utilisées sont :

  • la stimulation cognitive, qui passe par des simulations de situations vécues (téléphone, toilette, trajet dans le quartier…). Effectuée par des psychologues, psychomotriciens ou orthophonistes, elle a pour but de ralentir la perte d’autonomie dans les activités de la vie quotidienne ;
  • la rééducation orthophonique. Elle vise à maintenir la communication avec le malade éprouvant des difficultés de langage et est aussi utilisée pour traiter les troubles de la déglutition ;
  • la kinésithérapie. Elle a pour but principal de prévenir le risque de chutes, mais peut également avoir des effets sur certains aspects du comportement ;
  • la musicothérapie, l’aromathérapie, la thérapie assistée d’animaux… sont utilisées pour améliorer certains aspects du comportement et prévenir l’isolement du malade.