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Les traitements de l'incontinence de la personne âgée


Le sujet âgé peut bénéficier des mêmes traitements que le sujet plus jeune si son état de santé le permet.

La rééducation périnéale

C’est le traitement adapté pour les incontinences d’effort. Il peut aussi être intéressant pour les incontinences par impériosité ou pour les incontinences mixtes.

Cette rééducation vise à renforcer les muscles du périnée pour :

  • Eviter les fuites liées au déséquilibre entre pression abdominale et pression périnéale ;
  • Résister aux envies pressantes provenant des contractions de la vessie.

Les traitements médicamenteux

Les anticholinergiques agissant sur la contraction du muscle de la vessie, ils sont le traitement approprié des incontinences par impériosité.

Les alphabloquants agissent sur le tonus musculaire chez les hommes atteints d’une hyperthrophie bénigne de la prostate. Ils luttent contre les contractions responsables de 60 % de l’obstacle urinaire.

 Les traitements hormonaux locaux luttent contre l’atrophie vulvaire et urétrale de la femme.

 Les traitements chirurgicaux

 S’ils sont les mêmes que pour le sujet plus jeûne, ils dépendent de la qualité des tissus. Qualité bien souvent détériorée par l’âge.

 En premier lieu parmi eux, on pense à  la chirurgie de l’hyperactivité vésicale. Dans la chirurgie dans l’IUE cette fois, le traitement repose sur la mise en place de bandelettes sous-urétrales. Les ballons ajustables permettent quant à eux de comprimer l’urètre. Ces traitements mini-invasifs connaissent un véritable engouement.

Quant aux sphincters artificiels, ils ne sont proposés qu’en dernier recours pour remplacer les fonctions déficientes d’ouverture et de fermeture du sphincter.

Les palliatifs

Les étuis péniens sont à privilégier chez l’homme. Chez la femme, on utilise plutôt des couches.

Les sondes doivent être évitées autant que possible.

Si ces palliatifs doivent être au maximum évités, c’est parce qu’ils sont un facteur d’incontinence et qu’ils sont un facteur de détérioration de la qualité de vie. De plus, ils favorisent l’évolution vers la dépendance.