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Fracture du col du fémur


Le col du fémur désigne la jonction entre la tête du fémur qui s’insère dans le bassin et la portion verticale du fémur.Très fréquente chez les personnes âgées, notamment chez les femmes, la fracture du col du fémur peut avoir des répercussions conséquentes sur la santé voire entraîner une perte d'autonomie. Chaque année en France, on recense 48 000 fractures. Entre 12 et 20 % des personnes victimes de ces fractures décèdent dans l'année suivant la fracture. Comment remédier à cette situation?

Causes

La fracture du col fémoral survient généralement après une chute (l’accident domestique le plus fréquent chez les seniors). Cette chute peut même être mineure, les personnes âgées tombant souvent de leur propre hauteur. Il arrive aussi que la fracture survienne spontanément et que ce soit elle qui entraîne la chute.

C’est la fragilisation osseuse liée à l’ostéoporose qui explique la fréquence de ces fractures d’autant que le col du fémur est déjà plus fragile que le reste du squelette en temps normal. La prépondérance du facteur « ostéoporose » explique que les femmes soient quatre fois plus touchées que les hommes par ces fractures.

Symptômes

La personne ressent une forte douleur dans le haut de la cuisse et le bassin. Elle ne peut plus marcher et, parfois, sa jambe est déformée au niveau du bassin.

Outre l’examen clinique, le médecin peut recourir à une radiographie du bassin de face couché pour confirmer le diagnostic et déterminer l’endroit exact de la fracture.

Traitement

Le traitement passe presque toujours par la chirurgie orthopédique. On distingue :

  • L’osthéosynthèse  qui consiste en la pose de clous, de vis et parfois de plaques pour stabiliser la fracture qui va se consolider d’elle-même ;
  •  La pose d’une prothèse partielle ou totale de la hanche qui consiste à remplacer, sous péridurale voire sous anesthésie générale, l’articulation bassin-fémur par des os artificiels en métal.

L’osthéosynthèse est indiquée dans les pronostics favorables pour des personnes actives tandis que la pose d’une prothèse est recommandée pour les personnes âgées peu mobiles.

Si l’évolution de la fracture est favorable, on compte entre 3 à 6 mois pour un rétablissement complet. Dans le cas inverse, des handicaps peuvent apparaître. La perte d’autonomie peut avoir pour conséquence un placement en institution. Des cas de décès l’année suivant la fracture ne sont pas impossibles.

Prévention

La principale prévention pour les femmes consiste à surveiller les risques d’ostéoporose. Pour cela, la pratique d’un examen d'ostéodensitométrie s’avère utile car cet examen permet de vérifier la solidité des os. En cas de fragilité osseuse, des traitements médicamenteux hormonaux et des traitements à base de vitamines et de calcium sont prescrits.

En parallèle, il convient, pour limiter les risques de chutes et donc de fractures, d’adapter ses habitudes de vie en :

  • Maintenant, autant que faire se peut, une activité physique régulière,
  • Maintenant une alimentation équilibrée apportant calcium et vitamines ;
  • Abandonnant les traitements psychotropes (antidépresseurs, tranquillisants, somnifères) qui ne s’avèrent pas indispensables ;
  • Corrigeant les éventuels troubles de la vue, de l’audition, de l’équilibre ;
  •  Sécurisant, autant que possible, le domicile (élimination des sols glissants, installation de points d’appui, dégagement des espaces de circulation, rangement des objets encombrants, etc.) ;
  • Adoptant, si nécessaire, des matériels d’assistance (déambulateur, canne, etc.).