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Le traitement de la douleur

Le traitement de la douleur tient compte de son mécanisme (douleur nociceptive, neuropathique, etc.), de ses caractéristiques (pathologie causale, type, intensité, durée, localisation) des données psychologiques et sociales du patient, des pathologies associées et de leurs traitements, et des prescriptions en cours.

Les réponses thérapeutiques sont variées selon l’origine et la nature de la douleur.

Les traitements médicamenteux contre la douleur

Les antalgiques (antalgique signifie « contre la douleur » en grec) sont les médicaments les plus utilisés pour soulager la douleur. Ils ont été classés en trois niveaux par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) :

  • le niveau 1 est constitué des antalgiques non morphiniques : paracétamol, anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène…). Ils sont utilisés pour les douleurs d’intensité faible à modérée ;
  • le niveau 2 regroupe les opioïdes faibles (codéine par exemple). Ils sont utilisés pour les douleurs d’intensité modérée à sévère, ou lorsque les antalgiques de niveau 1 n’ont pas été efficaces pour soulager la douleur ;
  • le niveau 3 est constitué des opioïdes forts (morphine par exemple). Ces médicaments sont utilisés pour les douleurs intenses, ou lorsque les antalgiques de niveau 2 n’ont pas été efficaces pour soulager la douleur.

D’autres classes de médicaments sont également utilisées pour traiter certaines douleurs, comme les neuroleptiques ou les antidépresseurs pour les douleurs neuropathiques, ou encore les triptans pour les migraines.

Le principe général du traitement de la douleur chez les personnes âgées est « start slow, go slow » : une faible dose de départ et une augmentation progressive des doses. De plus, les traitements doivent être régulièrement réévalués.

Les autres réponses thérapeutiques

De nombreuses méthodes non médicamenteuses peuvent aussi permettre de soulager la douleur, en particulier lorsqu’elle est chronique :

  • Les traitements physiques : ils comprennent la kinésithérapie, les massages, la physiothérapie (application de chaud, de froid, ou de courant électrique), la balnothérapie, la rééducation posturale et gestuelle, etc. ;
  • Les traitements chirurgicaux : ils comportent les traitements anesthésiologiques, les blocs anesthésiques et l’implantation de matériel de stimulation et de morphinothérapie ;
  • La neurostimulation : c’est une technique consistant à appliquer sur la zone douloureuse un courant électrique de faible intensité, qui fait ressentir à la personne une sensation non douloureuse. Cette stimulation tactile superficielle ferme en effet la porte à la transmission de la douleur ;
  • L’hypnose : elle permet d’atténuer la sensation douloureuse en modifiant la perception que le patient a du monde extérieur.
À noter : il existe des centres spécialisés dans le traitement de la douleur chronique rebelle, où la prise en charge est multidisciplinaire. L’accès à ces structures s’effectue uniquement sur rendez-vous, et il n’est pas possible de venir consulter directement : il faut avoir été envoyé par son médecin traitant ou par un médecin spécialiste.