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Les mesures de protection contre la canicule

Le plan canicule

Le plan national canicule a été mis en place en 2004, après l’épisode de canicule de 2003. Révisé chaque année, il est opérationnel du 1er juin au 31 août sauf si des conditions météorologiques particulières justifient sa prolongation. Il comporte 4 niveaux :

  • le « niveau 1 - veille saisonnière » est activé chaque année du 1er juin au 31 août ;
  • le « niveau 2 - avertissement chaleur » répond au passage en jaune de la carte de vigilance météorologique. Si la situation le justifie, il permet la mise en oeuvre de mesures graduées et la préparation à une montée en charge des mesures de gestion par les Agences Régionales de Santé (ARS) ;
  • le « niveau 3 - alerte canicule » répond au passage en orange sur la carte de vigilance météorologique. Il est déclenché par les préfets de département. Dans les Ehpad, un plan bleu doit être mis en place ;
  • le « niveau 4 - mobilisation maximale » répond au passage en rouge sur la carte de vigilance météorologique. Il est déclenché au niveau national par le Premier ministre sur avis du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l’intérieur, en cas de canicule intense et étendue sur une large partie du territoire associée à des phénomènes dépassant le champ sanitaire.

Le plan s’appuie sur 5 grands piliers :

  • La mise en œuvre des mesures de protection des personnes à risque hébergées en institutions (établissements accueillant des personnes âgées, établissements pour personnes handicapées) ou hospitalisées en établissements de santé ;
  • Le repérage individuel des personnes à risque, grâce au registre des personnes fragiles ou isolées tenu par les communes. Ce registre permet de localiser les personnes isolées pouvant être en difficulté, notamment en cas de canicule, afin de leur proposer une aide adaptée si nécessaire ;
  • L’alerte, sur la base de l’évaluation biométéorologique faite par Météo-France et l’Institut de veille sanitaire (InVS) ;
  • La solidarité vis-à-vis des personnes à risque, mise en œuvre grâce au recensement et aux dispositifs de permanence estivale des services de soins et d’aide à domicile et des associations de bénévoles ;
  • Le dispositif d’information et de communication, à destination du grand public, des professionnels et des établissements de santé.

Les bons gestes

  • Limiter l’augmentation de température de l’habitation en fermant les volets et les rideaux, en provoquant des courants d’air, en évitant d’utiliser des appareils électriques chauffants ;
  • Eviter les expositions liées à la chaleur en s’abstenant de sortir aux heures les plus chaudes (entre 11 heures et 21 heures), en passant au moins 2 à 3 heures par jour dans un endroit frais voire climatisé (cinéma, grands magasins, etc.), en portant des vêtements légers de couleur claire ;
  •  Eviter les activités qui nécessitent des dépenses d’énergie importantes comme les courses, le jardinage, le bricolage, le sport, etc. ;
  •  Se rafraîchir régulièrement en se mouillant la peau avec des linges humides, en utilisant des vaporisateurs, en prenant des douches fraîches ;
  • S’hydrater en buvant 1,5 litre d’eau par jour et en buvant, en plus, d’autres boissons comme le thé, le café, les soupes froides, les sorbets, les jus de fruits ;
  •  Manger, bien s’alimenter  pour compenser les pertes en eau et en sel notamment.  

Dans les Ehpad

Parmi les aménagements matériels les plus fréquemment utilisés lors de températures excessives, on peut citer :

  • L’abaissement des volets voire la pose de draps régulièrement humidifiés aux fenêtres ;
  • La création de courants d’air ; 
  • L’utilisation de ventilateurs ou d’autres systèmes de climatisation ;
  • La mise en place de pièces réfrigérées ;
  • L’achat de pyjamas d’été, de brumisateurs, de bouteilles d’eau ;
  • L’extinction des éclairages artificiels inutiles si cela ne menace pas la sécurité des patients.

Parmi les actions menées pour les patients, on peut citer :

  • La surveillance de la température corporelle et le refroidissement en cas de besoin ;
  • La surveillance de l’état d’hydratation et l’augmentation des prises hydriques en cas de besoin ;
  • La vérification de la compatibilité des traitements usuels et leur modification en cas de besoin. La déshydratation peut en effet augmenter les effets secondaires néfastes de certains médicaments cardiaques.