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La légionellose est de retour
[hopital.fr] Alors que le taux d’incidence de la légionellose était en diminution depuis 2005, la pathologie fait son grand retour en 2010 en France comme l’indique une étude menée par l’InVS dans son « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » publié le 18 juillet.
Pour faire face à la hausse du nombre de cas identifiés depuis 1997, les autorités gouvernementales avait mis en place, en 2004, un plan de prévention des légionelloses. Ce fut un succès incontestable car une diminution constante du nombre de cas annuel déclarée amorcée en 2005 s’est poursuivi jusqu’en 2009.
Les résultats 2010 en revanche sont inquiétants puisque les Agences régionales de santé (ARS) recensent, grâce à la déclaration obligatoire (DO) des cas diagnostiqués par les médecins et biologistes, 1 540 cas. En un an, le nombre de cas a augmenté de 28 % alors que, de 2005 à 2009, la légionellose avait diminué de 21 %. Cette hausse a été particulièrement forte en janvier (+ 117 %), août et septembre (+ 73 %) par rapport aux mêmes mois de l’année 2009. On observe que les cas se sont surtout manifestés dans l’Est de la France, dans les régions Franche-Comté et Alsace.
11,7 % de morts
L’âge médian est de 62 ans et le sexe-ratio homme/femme est de 3,2 (1 171 hommes et 369 femmes). L’incidence augmente avec l’âge et les taux d’incidence les plus élevés s’observe chez les personnes de plus de 80 ans.
74 % des cas présentent au moins un facteur de risque connu : tabagisme (43 %), diabète (18 %), hémopathie, cancer (10 %), ou une immunosuppression (9 %). La mortalité est de 11,7 %.
Sans surprise, 98 % des cas déclarés sont dus à L. pneumophila sérogroupe 1 (1 501 cas sur 1 528). Pour 18,3 % des cas, une souche a été isolée. Aucune épidémie (à partir de 10 cas ayant une source commune de contamination) n’a été identifiée.
Une exposition à risque lors de la période d’incubation a été rapportée pour 34 % des cas. Le mode d’exposition principal était un voyage avec séjour dans un établissement de tourisme.
Si l’interprétation de cette soudaine explosion est ardue, l’InVS note la stabilité des caractéristiques des cas. L’Institut propose plusieurs pistes d’évolution. Parmi elles, l’amélioration de la documentation des expositions à risque afin d’identifier de nouvelles sources de contamination possibles (nouveaux dispositifs de climatisation, dispositifs domestiques). Le guide élaborée en 2005 pourrait profitablement être mis à jour.
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