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Masseur-kinésithérapeute

Le masseur-kinésithérapeute évalue, dans le cadre d’une prescription médicale, les capacités motrices, sensitives, sensorielles et cognitives pour mesurer le degré d’autonomie et de performance d’une personne. Il détermine la nature et évalue l’étendue des déficiences anatomiques et fonctionnelles pour poser un diagnostique kinésithérapeute et formuler des objectifs de soins dans son domaine de compétence.

Le masseur-kinésithérapeute réalise, de façon manuelle ou instrumentale, des actes fixés par décret, notamment à des fins de rééducation sur prescription médicale. Ces actes sont adaptés à l'évolution des sciences et des techniques. Il intervient également dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation, massages) et en thalassothérapie (balnéothérapie, hydrothérapie, etc.). Il travaille en collaboration avec l’équipe médicale et l’équipe soignante.

La formation à suivre

Obtenir le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute

Les masseurs-kinésithérapeutes sont titulaires d’un diplôme d’État qui se prépare dans des instituts agréés par le préfet de région. L’entrée en institut a lieu à l’issue d’un concours ouvert aux personnes âgées de plus de 17 ans et titulaires du baccalauréat (ou d’un titre admis en dispense), ou justifiant d’une expérience professionnelle de cinq ans.

D’une durée de trois ans, les études comprennent des modules d’enseignement théorique, des travaux dirigés et pratiques, et des stages. Les épreuves finales du diplôme d’État consistent en deux épreuves de mise en situation professionnelle et la soutenance d’un travail d’intérêt professionnel.

A partir de 2011 sera mise en œuvre une réingénierie du diplôme d’État de kinésithérapeute, afin de permettra aux titulaires de ce diplôme d’accéder au grade universitaire de licence.

Les dispenses de formation

Les titulaires du diplôme d’État de sage-femme, d’infirmier, de manipulateur en électroradiologie médicale, de pédicure-podologue, d’ergothérapeute, et de psychomotricien ainsi que les étudiants ayant validé le premier cycle d’études médicales sont dispensés de la première année d’études, sous réserve d’avoir réussi un examen de passage en deuxième année.

Les sportifs de haut niveau peuvent sous certaines conditions être dispensés du concours d’entrée.

L’évolution professionnelle

Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent se spécialiser en kinésithérapie du sport, en ergonomie, en kinésithérapie respiratoire… Ils peuvent au sein de la fonction publique hospitalière accéder au corps de cadre de santé.

La rémunération

La majorité des masseurs-kinésithérapeutes exercent à titre libéral.

Dans la fonction publique hospitalière, la rémunération nette mensuelle hors prime de service est de :

  • 1600 euros en début de carrière ;
  • 2400 euros en fin de carrière.

En 2011, les masseurs-kinésithérapeutes faisant partie de la fonction publique hospitalière pourront choisir de passer en catégorie A, avec une augmentation de leur rémunération et un départ à la retraite à partir de 60 ans, ou de rester en catégorie B, avec un départ à la retraite à partir de 55 ans.

Le masseur-kinésithérapeute dans une maison de retraite

Dans une maison de retraite, le masseur kinésithérapeute intervient principalement à titre rééducatif auprès des résidents : rééducation après un accident, rééducation de l’équilibre, travail respiratoire. Il mène également des actions préventives : renforcement musculaire, ateliers de prévention des chutes…