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Infirmier

L’infirmier (ère) donne habituellement des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical ou en application du rôle propre qui lui est dévolu. L’exercice de la profession d’infirmier comporte l’analyse, l’organisation, la réalisation de soins infirmiers, leur évaluation, la contribution au recueil des données cliniques et épidémiologiques et des actions de dépistage. Les infirmiers participent également à des actions de prévention, de formation et d’éducation à la santé ou d’encadrement. Ce métier est très diversifié, et les infirmiers peuvent exercer dans de multiples structures et secteurs d’activités : hôpital, centre de soins, centre de réadaptation, maison de retraite, santé du travail, santé scolaire, psychiatrie, soins palliatifs, oncologie… Les soins infirmiers sont préventifs, curatifs ou palliatifs. Ils exigent donc des qualités techniques et relationnelles, une bonne résistance physique, ainsi que de la disponibilité.

La formation à suivre

L’année 2009 a été celle de la mise en œuvre de la réforme des études en soins infirmiers. La formation des infirmiers a intégré en 2009 le processus européen licence master doctorat (LMD) ,qui concernera à terme l’ensemble des professions paramédicales.

Cette intégration dans le schéma LMD valorise le cursus des infirmiers, qui auront accès au grade universitaire de licence, ouvrant droit à la poursuite d’études, et entraîne une évolution statutaire pour cette catégorie de professionnels, qui accèdent à la catégorie A dans la fonction publique hospitalière.

Pour la première fois en France, un référentiel de compétence des infirmiers a été établi, répondant ainsi aux exigences du répertoire national de la certification professionnelle.

Les nouvelles dispositions ont été appliquées aux étudiants entrant en première année en septembre 2009.

Obtenir le diplôme d’État d’infirmier

Les infirmiers sont titulaires du diplôme d’État d’infirmier, qui se prépare dans un Institut de formation aux soins infirmiers (IFSI). L’admission en IFSI se fait par sélection sur épreuves d’admissibilité (travail écrit et test d’aptitude) et d’admission (entretien oral). A l’issue des épreuves, le président du jury établi une liste de classement déterminée par la note obtenue à l’épreuve écrite puis par celle obtenue à l’entretien oral.

Les épreuves de sélection

Peuvent se présenter aux épreuves de sélection les personnes âgées de plus de 17 ans, titulaires du baccalauréat français ou d’un diplôme équivalent. Peuvent également se présenter les agents issus du secteur sanitaire et médico-social justifiant d’une expérience professionnelle de trois ans autres que les titulaires du diplôme d’Etat d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’aide médico-psychologique, qui font l’objet de dispositions particulières. Les aides-soignants et auxiliaires de puériculture qui justifient de 3 ans d’expérience professionnelle bénéficient d’un examen d’admission spécifique qui leur permettra en cas de réussite d’obtenir une dispense de scolarité pour certaines unités d’enseignement. Les personnes justifiant de 5 ans d’expérience professionnelle peuvent également se présenter aux épreuves de sélection ; néanmoins, elles doivent réussir des épreuves de présélection.

Peuvent également se présenter aux épreuves les ressortissant européens, d’un Etat partie à l’EEE ou de la confédération suisse justifiant de titres ouvrant droit dans leur pays aux études envisagées. Pour les autres ressortissants d’Etats non UE, ils doivent justifier des titres auprès du centre ENIC-NARIC France

Les dispenses de la première année d’études

Les titulaires d’un diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, d’ergothérapeute, de pédicure-podologue ou de manipulateur en électroradiologie médicale, ou du diplôme d’assistant hospitalier des hospices de Lyon, sont dispensés de la première année d’études. Les étudiants en médecine admis en seconde année de deuxième cycle, les élèves sages-femmes admises en seconde année (sous réserve d’avoir réussi une épreuve écrite) sont également dispensés des enseignements de première année.

L’organisation des études

D’une durée de 3 ans, la formation est organisée en 6 semestres de 20 semaines chacun, soit 4 200 heures, réparties en formation théorique et formation clinique, ainsi qu’un travail personnel complémentaire (900 heures).

Les nouvelles modalités de formation ne s’appliquent qu’aux étudiants de première année 2009-2010. Ceux qui ont entamé leur cursus avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation continuent à bénéficier de l’ancienne réglementation jusqu’à la fin de leur cursus.

Pour obtenir le diplôme d’État, 180 crédits européens correspondant à l’acquisition de 10 compétences du référentiel sont nécessaires. Chaque compétence s’obtient par la validation de la totalité des unités d’enseignements, par l’acquisition de l’ensemble des éléments de la compétence évaluée lors de stages et par la validation des actes, activités et techniques de soins évalués soit en stage soit en IFSI.

L’évolution professionnelle

Le métier d’infirmier offre de multiples perspectives de carrière. Les infirmiers peuvent en effet se spécialiser : infirmier anesthésiste (IADE), infirmier de bloc opératoire (IBODE), puériculture. Ils peuvent également accéder à des fonctions de management : cadre de santé, directeur de soins. Par ailleurs, le diplôme d’État d’infirmier est reconnu dans toute l’Union européenne et procure ainsi une liberté de circulation totale.

La rémunération

Les infirmiers peuvent être salariés ou exercer en libéral. Environ trois-quarts des infirmiers actuellement en exercice travaillent dans un établissement de santé (public ou privé).

Au 1er juin 2010, les infirmiers de la fonction publique hospitalière sont toujours en catégorie B et relèvent de la catégorie active au regard des droits à la retraite, c’est-à-dire qu’ils peuvent partir à la retraite à partir de 55 ans. A partir de décembre 2010, ils pourront choisir de rester en catégorie B et bénéficier ainsi d’une possibilité de départ à la retraite à partir de 55 ans ou d’intégrer la catégorie A, avec une rémunération nettement améliorée et un départ à la retraite à partir de 60 ans.

Dans la fonction publique hospitalière, pour les infirmiers en catégorie B, la rémunération nette mensuelle hors prime de service des infirmiers est au 1er février 2010 de :

  • 1 600 euros en début de carrière ;
  • 2 400 euros en fin de carrière.

L’infirmier dans une maison de retraite

Dans une maison de retraite, l’infirmier assure auprès des résidents les soins infirmiers qui leur sont nécessaires au quotidien : préparation et distribution des médicaments, pansements, prélèvements, prises de tension… Il supervise et coordonne le travail des aides-soignants, et travaille en étroite collaboration avec l’ensemble des professionnels de santé intervenant auprès des résidents : médecins traitants, médecin coordonnateur, kinésithérapeute, pharmacien…

Pour plus de renseignements sur le métier d'infirmier, consultez la fiche métier "infirmier" sur hopital.fr.