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Chutes

Un tiers des plus de 65 ans et la moitié des plus de 85 ans font une à plusieurs chutes par an en France. Près de 10 000 personnes âgées décèdent à la suite d’une chute et 40 % des patients hospitalisés pour une chute sont orienté vers un hébergement spécialisé (Ehpad, etc.). Les chutes sont donc intimement liées au vieillissement. Pourquoi et dans quelle mesure y remédier ?

Causes des chutes

Les personnes âgées sont d’autant plus exposées aux chutes que leur organisme vieillit et que ses performances diminuent :

  • Au niveau des os et des articulations : la force musculaire diminue tandis que l’amplitude des gestes est diminuée par l’arthrose. L’architecture du pied se modifie, compromettant la marche. L’ostéoporose entraîne des fractures du col du fémur, etc.
  • Au niveau du système nerveux : la précision des gestes peut être altérée, notamment par des pathologies comme la maladie de Parkinson, etc.
  • Au niveau sensoriel : les troubles visuels (presbytie, cataracte, dégénérescence maculaire liée à l’âge, etc.) et auditifs (presbyacousie) diminuent l’aptitude à éviter les obstacles. Par ailleurs, avec l’âge, le système responsable de l’équilibre fatigue, etc.

Par ailleurs, la personne âgée est souvent sujette à des malaises (hypoglycémie, hypotension orthostatique, etc.) qui sont responsables de nombreuses chutes.

L’environnement n’est pas à négliger non plus, notamment quand il est encombré ou mal adapté à l’âge de la personne.

Conséquences des chutes

Les conséquences des chutes sont nombreuses et de plusieurs ordres :

  • Traumatique : fractures, plaies, contusions, hématomes avec une cicatrisation parfois difficile ;
  • Psychologique: la peur de rechuter (appelée le syndrome post-chute) entraîne à la fois une désadaptation posturale et  une réduction des activités;
  • Social : la réduction des activités souvent observée se traduit par un repli sur soi et donc un renoncement à la vie sociale.

Prévention des chutes

Apprendre à bien tomber et se relever

Pour se relever d’une chute, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) préconise de basculer sur le côté en ramenant le bras opposé, puis de se relever en prenant appui sur les coudes et le genou. En appui latéral, il s’agit de ramener une jambe vers le haut, de se mettre à quatre pattes puis de prendre appui (sur une chaise par exemple) pour vous relever en douceur.

Il est important pour les personnes âgées en bonne santé de poursuivre une activité physique.

Pour découvrir plus de conseils, téléchargez la brochure de l’Inpes, Comment garder son équilibre après 60 ans ?

Agir sur l’environnement

Les conseils pratiques les plus évidents pour sécuriser un logement sont de :

  • Dégager les espaces de circulation ;
  • Eclairer correctement les pièces ;
  • Vérifier la stabilité des chaises et fauteuils ;
  • Equiper de points d’appui les escaliers et les sanitaires (salle de bain, toilettes);
  • Placer un tapis antidérapant dans la douche ou la baignoire, etc.

Pour découvrir plus de conseils, téléchargez la brochure de l’Inpes, Comment aménager sa maison pour éviter les chutes ?

S’ils visent la sécurité de l’habitat, les travaux d’amélioration du domicile peuvent faire l’objet d’une demande de financement auprès d’une caisse de retraite ou de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) en appelant le 0 826 80 39 39 (0,15 €/min) ou en se rendant sur www.anah.fr

Bien vieillir chez soi 

L’aidant ou les aides/soignants à domicile (SSIAD, aides ménagères, soignants libéraux, auxiliaires de vie) ont un rôle important de prévention et de surveillance. Un suivi médical est indispensable par ailleurs.

Quelle contention en Ehpad ?

Les contentions éventuelles des personnes âgées dépendantes vivant en institution doivent être remises en question.