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Lancement en mars d'un comité sur la prévention de la perte d'autonomie.
[APM] La ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, a annoncé vendredi le lancement, en mars, d'un comité national de coordination de la politique de prévention de la perte d'autonomie.
Elle a fait cette déclaration lors d'un colloque organisé à Paris par la Fondation nationale de gérontologie (FNG), intitulé "Prévention et vieillissement: modèles, expérimentations et mise en œuvre".
Présidé par le gériatre Jean-Pierre Aquino, qui avait dirigé le comité de pilotage du Plan "bien vieillir" 2007-09, le nouveau comité doit rassembler "tous les ministères concernés et les opérateurs nationaux".
La ministre a précisé qu'elle souhaitait le réunir "dès le mois de mars".
Roselyne Bachelot a fait valoir qu'elle souhaitait améliorer la coordination entre les acteurs en matière de prévention, et construire un cadre stratégique national.
Elle a en effet rappelé que l'évaluation du Plan "bien vieillir" avait pointé "un déficit de gouvernance".
Le comité sera chargé de définir les axes stratégiques et prioritaires de la politique de prévention et d'en suivre la mise en œuvre.
Il devra faire connaître aux différents partenaires l'ensemble des actions menées et prévues, et partager les enseignements de ces expériences.
Il déclinera, "dans les représentations locales, les priorités partagées au sein du comité" et encouragera les coopérations au niveau local, a précisé la ministre.
Elle a également expliqué qu'elle avait, conjointement à la secrétaire d'Etat à la santé, Nora Berra, chargé le Pr Bruno Vellas, responsable du gérontopôle de Toulouse, de proposer à ce comité national "des outils pour mieux repérer les personnes en risque de fragilité".
Début janvier, Nora Berra a en effet confié une mission à Bruno Vellas sur les moyens de mettre en œuvre une politique nationale de prise en charge de la fragilité chez les personnes âgées et de prévention de la dépendance.
Par ailleurs, Roselyne Bachelot a affirmé vendredi qu'elle souhaitait "libérer la parole de nos aînés, qui revendiquent eux-mêmes [un] besoin de s'exprimer".
"Pourquoi ne pas s'inspirer, par exemple, de ce qui se fait au Québec avec les tables de concertation?", a-t-elle lancé.
Ces instances locales ou régionales y permettent de représenter les personnes âgées auprès des pouvoirs publics, précise-t-on.
La ministre a déclaré qu'elle allait demander au comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) de lui faire des propositions "en ce sens pour organiser chaque année une concertation avec nos aînés".
Article publié le 03/02/2012
nc/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com
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