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Qualité de vie

La semaine nationale de la continence urinaire s’intéresse aux personnes âgées

le 23 mars 2011

[maisons-de-retraite.fr] Du 14 au 20 mars, se déroule la Semaine nationale de la continence urinaire. L’Association française d’urologie pose la question de la prise en charge de l’incontinence du sujet âgé.

Les fuites urinaires – ou incontinence – concernent plus de 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans en France. Elles touchent 60% des personnes âgées en institutions et 90% des personnes atteintes de démence sénile. 

Parce qu’elle altère la qualité de vie, qu’elle conduit à des attitudes de désociabilisation, de dépendance, l’incontinence est un fléau. Un fléau trop souvent tu.

Les urologues de l’Association française d’urologie (AFU) ont donc choisi mettre fin au silence en dédiant la Semaine nationale de la continence au problème de l’incontinence des personnes âgées. Et ce à travers une campagne de communication qui invite les patients et leurs proches à dialoguer avec le médecin traitant. Parce qu’il existe des solutions adaptées à chaque cas.

Dysfonctionnements de la vessie

Des mictions qui deviennent plus fréquentes (plus de 7 fois par jour) ou, au contraire, qui s’espacent sont parfois le premier symptôme d’une pathologie de la fonction urinaire.

Lorsqu’on vieillit, les fibres musculaires lisses se raréfient au profit des fibres graisseuses. De plus, des fibres de collagènes prolifèrent au niveau de la paroi vésicale ce qui entraîne une perte d’élasticité de la vessie et une contractibilité. La vessie contient moins et se vide moins bien, ce qui multiplie les envies d’uriner.

En parallèle, le muscle de la vessie se dénerve de sorte qu’il se contacte plus souvent et de manière plus anarchique. Autrement dit, les envies sont pressantes, bien souvent à l’origine de fuites urinaires.

L’incontinence, ça se soigne ?

Après examen de la personne âgée, l’urologue proposera des améliorations de l’environnement de vie avec une meilleure gestion des boissons notamment.

Il pourra ensuite proposer une rééducation périnéale pour les personnes dont les fonctions cognitives ne sont pas altérées.

Des médicaments peuvent aider. Ce sont surtout les anticholinergiques sui agissent sur la contraction du muscle de la vessie.

Les traitements chirurgicaux ne pourront être suivis d’effet que si les tissus de la personne âgée n’ont pas été trop altérés par le vieillissement.

Quant aux couches, aux étuis péniens pour les hommes voire aux sondes, il convient de ne les utiliser qu’en dernier recours. Pourquoi ? Ils sont facteurs d’incontinence notamment en faisant renoncer le sujet à la continence et le poussant à une certaine dépendance. L’incontinence est donc un désagrément dont il faut parler.