Aller au contenu
Médicaments

Halte à l’utilisation systématique de somnifères chez les personnes âgées

le 27 septembre 2012

[maisons-de-reraite.fr] Près d’un tiers des plus de 65 ans consomme des somnifères de manière chronique et, dans plus d’un cas sur deux, ces traitements ne seraient pas indiqués. A l’instar des antibiotiques, les somnifères ne sont pas automatiques. C’est le message que lance la Haute autorité de santé (HAS).

Seules 10 à 20% des plaintes du sommeil de nos aînés sont de véritables insomnies et peuvent donc relever d’un traitement par somnifères. La plainte du sommeil chez la personne âgée doit faire l’objet d’un entretien spécifique car elle peut s’expliquer par des changements physiologiques – le sommeil du patient âgé est relativement fragmenté – ou encore par des désordres d’ordre psychologique (anxiété, dépression) par exemple. Pour aider les médecins à bien établir leur diagnostic, la HAS a élaboré des outils comme des arbres décisionnels ou un agenda du sommeil sur lesquels elle va communiquer dans les prochaines semaines.

La moitié des traitements ne serait pas indiquée

La HAS rappelle que la prescription comme le renouvellement de somnifères ne doivent pas être systématiques et indique que la sur-prescription « devient un enjeu de santé publique de premier plan». Les somnifères ne sont indiqués que pour de courtes périodes, dans un délai allant de quelques jours à 4 semaines maximum. De plus, ils induisent des effets indésirables : chutes, risques d’accidents lors de la conduite, troubles de la mémoire ou de l’attention, dépendance, etc.  Les personnes âgées sont d’autant plus exposées aux risques des somnifères que leur résistance physique est moindre et leur métabolisme plus lent.

Pour une bonne hygiène de vie et des prises en charge adaptées

Selon la HAS, « un arrêt brutal les exposerait à des effets plus ou moins importants: anxiété, rebond de l'insomnie, confusion, voire des hallucinations ou des convulsions ». C'est la raison pour laquelle un sevrage progressif sur quelques mois voire une diminution des doses doit être proposée par le généraliste. Les techniques de relaxation et les thérapies cognitivo-comportementales peuvent être appropriées à la prise en charge des véritables insomnies.

Par ailleurs, les changements de rythme du sommeil liés au vieillissement peuvent être améliorés par une bonne hygiène de vie : des activités physiques régulières, une exposition à la lumière en journée, une alimentation et un mode de vie sains, etc.

Pour en savoir plus sur le sommeil des personnes âgées, consultez notre dossier dédié