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Un « village Alzheimer » bientôt dans les Landes

le 06 mai 2015
bsip Un « village Alzheimer », inédit en France, pourrait ouvrir ses portes dans les Landes. Inspiré d'une expérience lancée aux Pays-Bas en 2009, le projet permettrait aux résidents de se réapproprier les rituels d’un mode de vie quasi ordinaire.

Le projet de « village Alzheimer » a bénéficié d’une étude de faisabilité. Pour se concrétiser, il attend le feu vert de l'Etat, « début juin 2015 », assure Henri Emmanuelli, le président socialiste du conseil général des Landes. Pour une « ouverture espérée en 2017 », indique l'Agence régionale de Santé (ARS) d'Aquitaine.  

 

Du modèle hollandais

Au départ, il y a la lecture, en 2013, d'un article du Monde sur le premier « village Alzheimer » d'Europe. A Weesp, aux Pays-Bas, 150 personnes âgées atteintes de démence à un stade avancé déambulent librement dans les allées de De Hogeweyk, un village convivial, verdoyant et bien fleuri.

A cette réserve près que le lieu de résidence – et d'échanges entre patients, familles et professionnels de santé, financé presque intégralement par l'Etat est placé, jour et nuit, sous l'étroite surveillance d’un personnel en nombre et formé à la prise en charge des pathologies séniles.

 

A la bastide landaise

Pas de blouses blanches prévues dans ce futur ensemble ultra-sécurisé qui devrait accueillir 152 personnes âgées dépendantes encadrées par 150 professionnels et nombre de bénévoles. L’objectif ? Inscrire autant que possible les résidents dans « un paysage normalisé de vie sociale », selon les termes de Michel Laforcade, le directeur de l’ARS Aquitaine.

 

Pour préserver au mieux les liens entre l'architecture locale, la prise en charge et l’histoire personnelle des résidents, ont été choisis des modes d’habitation en petites unités, les « quartiers », qui regrouperont, chacun, 30 résidents. Par ailleurs, une ferme et son potager, un lieu de culte ou encore un terrain de pétanque sont prévus. Sans oublier le traditionnel fronton pour les jeux de balle basques.

 

23 millions d’euros d’investissement 

Si le financement est encore en discussion, on table sur un « investissement prévisionnel de 23 millions d'euros et un budget de fonctionnement annuel de 10 millions », financés, selon l'ARS, par la Sécurité sociale, le département et les résidents. Le prix de journée pourrait être de 60 euros environ.

 

Reste à choisir le site : Mont-de-Marsan, la préfecture centriste, et Dax, la ville thermale socialiste, sont en lice.