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Un poulailler en Ehpad, c‘est bon pour l’écologie – et excellent pour le moral des résidents

le 06 mars 2015
bsip [maisons-de-retraite.fr] - Soucieuse de réduire la quantité de biodéchets de son établissement, la directrice de l'Ehpad public "Les Hauts de Plaisance" de Benet (Vendée) s'est alliée à un syndicat de collecte local. Le projet a abouti à la mise en place d'un poulailler. Une démarche estampillée « développement durable » qui a des conséquences très heureuses pour les résidents.

Un Ehpad de 97 résidents, dont 24 autonomes, et qui ne trie pas ses déchets. Ca coûte énormément. Devant ce constat, la directrice, Laurence Villeneuve-Berzin, a décidé de mettre en place une stratégie de tri des déchets puis de recyclage des bio-déchets.

Très vite l’idée d’un poulailler s’est fait jour. Les poules sont arrivées en juin dernier.

 

D’une démarche écologique et économique…

Services techniques, personnels de cuisine… Tous les salariés se sont investis et l’aide médico-psychologique (AMP), a réfléchi à de possibles animations. Les résidents autonomes ont quant à eux suivi "des formations" sur la gestion de leurs déchets.

Les dix poules picorent du grain, et engloutissent l'équivalent de 220 litres de bio-déchets par semaine, provenant des cuisines ou des ateliers d'animation culinaire. L’équivalent de 2 000 euros d’économies financières par an en terme de recyclage. 

…à une plus-value humaine

Les gallinacées n’ont pas qu’un seul mérite écologique. Les poules créent aussi du lien social. Elles sont devenus un prétexte de promenade pour les voisins d’autant qu’autour du poulailler ont été plantés des vignes et des framboisiers. 

Quant aux personnes âgées, la vue des volatiles peut leur rappeler leur jeunesse à la campagne, et certaines vont chercher les œufs. Les 400 pontes annuelles ne sont néanmoins pas consommables dans le restaurant de l'établissement, à cause des normes définies par le Haut conseil de la santé publique (HCSP). C'est donc la vingtaine de salariés qui en profitent, gratuitement et par roulement.

Pari réussi et reproductible dans d’autres établissements donc. Attention, prévient toutefois la directrice de l’établissement interrogée par le site Gerontonews à ne pas confondre projet « développement durable » et projet d’animation – pour lequel quelques volatiles suffisent.