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Dépendance

Les résidences services plébiscitées par les 50-65 ans, selon un sondage

le 16 juin 2011

[APM] La résidence de services ou résidence "seniors" est citée en priorité par les Français âgés de 50 à 65 ans parmi les solutions qui répondent le mieux aux besoins d'une personne âgée dépendante, selon un sondage réalisé par l'institut Harris Interactive pour Humanis et publié jeudi.

Cette enquête a été menée auprès d'un échantillon de 2.000 personnes âgées de 50 à 65 ans du 16 au 31 mai. Les personnes interrogées devaient "se projeter à l'horizon 2030 et à imaginer alors leurs besoins en cas de perte d'autonomie, leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics et privés", explique Humanis dans son communiqué diffusé jeudi.

Près de sept français sur 10 (67%) jugent prioritaire de conserver leur indépendance: le souhait le plus fort est de "se maintenir en bonne santé, le plus longtemps possible et de ne pas peser sur la famille".

Toutefois, plus d'un quart des répondants (28%) ne savent pas quels moyens adopter pour prévenir la dépendance. Les moyens de prévention cités spontanément par les autres sont d'abord "mettre en place une aide, de l'accompagnement dans la vie quotidienne" (25%), "s'entourer, multiplier les contacts, dialoguer" (14%), "avoir un bon suivi médical" (14%) et "adopter une bonne hygiène de vie, rester actif physiquement et mentalement" (11%).

S'ils multiplient les actions au quotidien leur permettant de faire reculer le plus longtemps possible la dépendance (70% réalisent des examens médicaux réguliers, 69% font des exercices de mémoire, 66% ont une alimentation équilibrée), ils n'envisagent pas forcément de démarche de nature financière: seules 10% des personnes sondées déclarent avoir déjà souscrit à une assurance dépendance et 53% ne l'envisagent pas.

Les autres n'ont pas encore souscrit d'assurance mais y réfléchissent (35%) ou ne se prononcent pas (2%).

Selon les personnes interrogées, les solutions qui répondent le mieux aux besoins d'une personne âgée dépendante sont les résidences de services ou résidences "seniors" (50%) et le maintien à domicile (37%). Viennent ensuite la vie en famille (29%), les maisons de retraite (28%) et les nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelles (16%).

Le maintien à domicile est davantage cité par les catégories supérieures que par les catégories populaires (39% contre 31%). La vie en famille recueille plus de suffrages auprès des personnes du Sud-est (34%), les ouvriers (37%) et les personnes qui ont au moins quatre enfants (36%).

S'agissant des priorités pour mieux prendre en charge les personnes âgées dépendantes, les 50-65 ans attendent avant tout des hébergements collectifs plus accueillants (51%) et le développement d'aides non-médicalisées pour les aider à conserver le plus longtemps possible leurs capacités physiques et mentales à travers des jeux, des exercices de stimulation (50%).

Viennent ensuite le développement d'outils techniques et technologiques pour renforcer l'autonomie (36%), l'intégration plus poussée des personnes âgées dans la vie de leur commune (32%), la professionnalisation des intervenants du secteur (31%), le renforcement de la médicalisation de la vieillesse (28%) ou encore le fait de favoriser l'implication des familles (23%).

Seuls 17% mentionnent la nécessité de faciliter l'accès à l'information à travers un interlocuteur unique.

Les solutions idéales de prise en charge de la dépendance sont avant tout une vie quotidienne au domicile facilitée (26%), des établissements spécialisés plus nombreux et de meilleure qualité (17%), une prise en charge publique (14%), une famille impliquée (10%) et des personnes âgées intégrées dans la société et des liens intergénérationnels (8%).

Sont cités ensuite des personnels formés et compétents (7%), une prise en charge accessible financièrement (6%), une prise en charge adaptée à la personne (4%), des assurances adaptées (4%), la possibilité d'être encore actif et éveillé (3%) et un rôle grandissant des associations (1%).

Humanis réunit depuis janvier les groupes Aprionis et Vauban Humanis. Il gère la retraite complémentaire Agirc-Arrco de plus de 5 millions de personnes et couvre 3,1 millions de personnes en santé et prévoyance. Il est financeur et gestionnaire de 12 établissements sanitaires et médico-sociaux (4.287 lits réservés dans 1.120 établissements spécialisés).

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PARIS, 16 juin 2011

mh/so/APM polsan
redaction@apmnews.com