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Etude

Les personnes âgées voient moins bien chez elles

le 11 décembre 2013
Retraités vivant à domicile [maisons-de-retraite.fr] - Pourquoi les personnes âgées voient-elles moins bien à leur domicile que lors d’une consultation chez leur ophtalmologiste ? Selon une étude américaine menée à Saint-Louis (Missouri), ce phénomène ne résulte pas de causes psychologiques ou subjectives, mais de la mauvaise qualité de l’éclairage de leur résidence.

L’étude a été réalisée par les chercheurs de la Washington University chez des sujets âgés de 55 à 90 ans, suivis régulièrement sur le plan ophtalmologique, à la fois à domicile et en cabinet, entre 2005 et 2009 dans le cadre d’une recherche sur le glaucome. Parmi eux, 129 étaient atteints d’une pathologie oculaire et 49 indemnes.

Publiée en ligne le 21 novembre dernier sur le site de la revue anglophone dédiée à l’ophtalmologie JAMA Ophtalmology, elle a montré que si les personnes âgées voyaient moins bien chez elles, aucun syndrome dépressif n’était lié à ce phénomène. En effet, c’est la qualité de la lumière qui est en cause.

De plus, ce phénomène correspond à une réalité objective : l’acuité visuelle est effectivement moins bonne au domicile des sujets âgés.

Un éclairage insuffisant chez 85 % des personnes âgées

Tous les tests de vision réalisés sur les patients donnaient de meilleurs résultats quand ils étaient effectués au centre médical, notamment en ce qui concerne la vision de près et la sensibilité au contraste en lumière vive. Il s’est avéré que l’éclairage représentait le facteur le plus important, puisqu’il était de qualité insuffisante chez plus de 85 % des participants.

« La vision de près et de loin, la sensibilité au contraste et celle en lumière vive est meilleure en cabinet qu’à domicile chez les personnes âgées avec ou sans glaucome. Cette distorsion peut être due en partie à un mauvais éclairage. Ce qui permettra de dissiper l’incompréhension des praticiens face aux difficultés visuelles dont fait état le patient et leur examen clinique », concluent les auteurs de l’étude.

 

Pour en savoir plus, consulter notre dossier « Rester à domicile »