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Les démences ont connu une baisse de 40 % en 20 ans dans les zones rurales

le 13 février 2015
Personnes âgées à domicile en milieu rural [maisons-de-retraite.fr] - La prévalence de la maladie d'Alzheimer et des maladies neurodégénératives a baissé de 38 % en milieu rural, entre 1988 et 2007. C’est ce que révèle une etude menée par le groupe Agrica, la Mutuelle sociale agricole (MSA) et l'Institut fédératif de recherche (IFR) de santé publique à l'université de Bordeaux.

Lancée en 2007 auprès d’un millier de retraités agricoles du département de la Gironde, la cohorte française AMI visait à étudier le vieillissement et la dépendance en milieu rural.

Selon Karine Pérès, de l’IFR de santé publique, “On est passé à une situation dans les années 1980 où on avait un retard au diagnostic à un diagnostic plus précoce grâce à la mise à disposition de médicaments dans les années 1990

Qualité de vie et conditions de travail

Parmi les facteurs potentiels pouvant expliquer cette tendance à la baisse, figurent la progression du niveau d'étude, la réduction du tabagisme, une meilleure prise en charge de l'hypertension et de l'hypercholestérolémie ainsi qu’une amélioration des conditions de vie et de travail.

Les démences reste néanmoins plus fréquentes en milieu rural qu'en milieu urbain, même si l'écart tend à se resserrer, en particulier chez les femmes.

“Reculer l’échéance”

Les chercheurs ont aussi étudié l'impact des activités de loisirs sur les performances cognitives. Pendant une semaine, cinq fois par jour, à l'aide de smartphones, les chercheurs ont demandé à 60 participants où ils étaient, ce qu'ils faisaient, quelles étaients leurs émotions, leur état de stress et de fatigue. Demande leur était également faite de réaliser des tests évaluant leur fonction cognitive.

Les résultats montrent que la lecture ou les mots-croisés sont associés à une meilleure performance cognitive dans les trois heures qui suivent, alors que les activités comme la television ou encore les activités de la vie quotidienne n'avaient pas d'impact.

Ces données suggèrent la possibilité de prévenir les démences ou, du moins, de "reculer l'échéance", selon les termes du Pr Dartigues, le directeur de l’IFR.

 

Pour en savoir plus, consultez notre dossier Maladie d’Alzheimer