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Opinion

Les Européens et la longévité

le 20 mai 2011

[maisons-de-retraite.fr] L'allongement de la durée de vie est certes une réalité mais comment est-elle vécue en Europe ? Existe-t-il des différences de perception selon les pays ? Ce sont les questions auxquelles le laboratoire PiLeJe et l’Ifop tentent de répondre via une étude sur les Européens et la longévité.

Une petite majorité d’Européens (52%) souhaite vivre au-delà de 100 ans. Mais les réponses sont très variables selon les pays. En Europe du Sud, 62 % des Italiens et  63 % des Espagnols espère atteindre un très grand âge. Au Royaume-Uni et en France, seuls 49 % et 48 % des interviewés le souhaitent. Les Allemands sont les plus réfractaires à une longue vie (44%).

Des Européens optimistes quant à leur espérance de vie  

 71 % des personnes interrogées pensent vivre plus longtemps que leurs parents. Cette représentation n’est démentie dans aucun pays. C’est au Royaume Uni (75%) et en Espagne (76%) qu’on observe le plus grand optimisme. 

L’optimisme des Européens sur leur espérance de vie est confirmé par les estimations des répondants sur l'âge de leur propre décès. Cet âge se situe en moyenne à 83,9 ans, soit 5 ans de plus que l’espérance de vie réellement observée (78,7 ans). Dans tous les pays, les réponses apportées sont supérieures à 80 ans, dépassant largement les espérances de vie réelles observées. Le record de l’optimisme va toutefois à l’Espagne (85,5 ans). La France arrive en seconde position avec 85,3 ans.

Bien vieillir

Les Européens ont tendance à considérer la vieillesse comme un moment heureux. Au premier rang des conditions indispensables, les sondés citent la conservation de ses moyens physiques (56%) et intellectuels (51%). Le fait de disposer d’un minimum de ressources est évoqué par 31% des personnes interrogées. Viennent ensuite le fait d’être entouré par ceux qu’on aime (26%) et le fait de continuer à avoir une vie sociale (17%). Dans tous les pays, la conservation de son autonomie physique est davantage citée par les personnes les plus âgées de l’échantillon, soit les 65 ans et plus.

En France, la capacité à rester physiquement autonome et à pouvoir vivre chez soi s’avère, de loin, la condition la plus importante. De même qu’en Allemagne (54%), au Royaume-Uni, c’est la conservation de ses facultés intellectuelles qui prime.
 
 Pour bien vieillir, une majorité d'Européens évoque l’hygiène de vie devant la pratique régulière d’un sport (22%). Les actions s’inscrivant dans une démarche plus sanitaire sont moins évoquées. 17% des sondés citent en premier la pratique régulière de bilans de santé, 15% une bonne information en matière de santé et 6% seulement le fait de bien se soigner quand on est malade.