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Personnes âgées

Le plan Alzheimer sera reconduit en 2012

le 21 mars 2011

[hopital.fr] Lors de la présentation d'un bilan d'étape du plan Alzheimer 2008-2012, le chef de l'Etat a annoncé que celui-ci sera suivi d'un second plan, "jusqu'à ce que l'on trouve un médicament".

A l'occasion d'un déplacement au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Bordeaux, le chef de l'Etat a présenté un point d'étape du plan Alzheimer 2008-2012.

Ce plan regroupe 44 mesures dans le secteur de la recherche sur cette maladie, dans celui de l'amélioration de la qualité de vie des malades et de leurs proches et dans celui du nécessaire changement de regard sur cette affection. Le plan mobilise un financement de 1,6 milliard d'euros sur cinq ans, dont 1,2 milliard pour le volet médicosocial.

Le déplacement à Bordeaux était plus particulièrement centré sur le thème de la recherche. Plus de 70 millions d'euros ont d'ores et déjà été investis à ce titre depuis 2008. Depuis cette date, une centaine de chercheurs ont été recrutés et les équipes hospitalo-universitaires ont contribué à plus de vingt publications internationales.

Quatre gènes de prédispositions ont également été mis en évidence en 2009 et 2010, ce qui constitue une avancée majeure dans la connaissance de cette maladie. Par ailleurs, les chercheurs français sont à l'origine de la mise en place, au début de cette année, d'un consortium international regroupant les projets actuels de génotypage (cartographie du patrimoine héréditaire de l'individu), afin d'identifier les gènes qui pourraient être à l'origine de la maladie.

La recherche, une obligation morale

Interrogé, lors de la table ronde organisée au CHU de Bordeaux, sur l'avenir du plan au-delà de 2012, le chef de l'Etat a indiqué qu'"il va de soi que ce plan 2008-2012 doit être suivi d'un deuxième plan. La lutte contre l'Alzheimer est quelque chose qui doit s'inscrire dans l'avenir jusqu'à ce que l'on trouve un médicament".

Il a également affirmé que "c'est une obligation morale, une obligation de santé publique, mais c'est également une obligation économique, parce que le coût économique pour le pays est bien pire si on ne connaît pas un traitement de la maladie".

Le contenu précis de ce second plan Alzheimer et les moyens affectés ne seront toutefois arrêtés qu'à l'approche de l'échéance du plan actuel.

Pour plus de renseignements :
http://www.elysee.fr/president/root/bank_objects/110222tablerondebilanPlan_Alzheimer.pdf