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Santé publique

Le dispositif canicule demeure le même

le 12 mai 2011

[maisons-de-retraite.fr] Le Plan national canicule (PNC) "reste inchangé" par rapport à 2010, indique une circulaire interministérielle qui vient d'être publiée.

Visant à "prévenir et à lutter contre les conséquences sanitaires d'une canicule", le dispositif comprend toujours trois niveaux d'alerte progressifs:

  • un niveau de veille saisonnière, déclenché automatiquement du 1er juin au 31 août de chaque année ;
  • un niveau de mise en garde et actions (MIGA) déclenché par les préfets de département, sur la base de l’évaluation concertée des risques météorologiques réalisée par Météo-France et des risques sanitaires réalisée par l’Institut de veille sanitaire (InVS),
  • un niveau de mobilisation maximale, déclenché au niveau national par le Premier ministre sur avis du ministre chargé de l‘intérieur et du ministre chargé de la santé, en cas de vague de chaleur intense et étendue associée à des phénomènes dépassant le champ sanitaire (sécheresse, délestages électriques, saturation des chambres funéraires, etc.).

Mobilisation des acteurs

Les principales modifications apportées au Plan National Canicule en 2010 ont eu pour objectif d’intégrer les évolutions organisationnelles induites par la mise en place des ARS et par la réforme de l’administration territoriale de l’Etat (RéATE). Elles ont permis de clarifier les compétences des différents services et donc leur rôle dans la préparation et la gestion de la période estivale et des actions à mettre en œuvre en cas de canicule.

Pour mémoire, la décision de la modification du niveau (déclenchement ou levée du niveau MIGA) reste de la compétence du préfet de département. La mobilisation des associations, des maires pour ce qui les concerne, ainsi que la protection des populations vulnérables sont également de son ressort. L’ARS est chargée de la protection des personnes prises en charge dans l’ensemble des établissements relevant de son champ de compétence, et particulièrement, les résidents des établissements médico-sociaux (personnes âgées et personnes handicapées).

La préparation de la période estivale repose à la fois sur la mobilisation de tous les acteurs et sur l’organisation structurelle des établissements de santé. A ce sujet, l’ARS doit, toujours en lien avec le préfet, s’assurer de l’organisation de la permanence des soins pendant la période estivale dans les départements, afin de garantir la continuité et la qualité des soins ainsi que d’anticiper les éventuelles tensions du système de soins. Il est rappelé aux directeurs des ARS que la programmation des capacités d’hospitalisation et leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières font l'objet d'une réflexion anticipée et coordonnée au plan régional et au sein de chaque territoire de santé. Comme chaque année, une attention particulière doit être portée à l’efficience de la coordination des établissements, notamment pendant les périodes de congés, assurée par l’ARS, afin de garantir un équilibre entre les disponibilités en lits et les besoins.
 
 Or, dans un communiqué paru lundi 9 mai, la Fédération des médecins hospitaliers (FMH)-Avenir hospitalier, qui regroupe huit organisations de médecins urgentistes, de médecins anesthésistes-réanimateurs, de gynécologues-obstétriciens, s'est inquiétée du "risque de surbooking des urgences et des hôpitaux en cas de canicule". Pour la Fédération, "rien n'a été aujourd'hui anticipé et les fermetures de lits et les congés des soignants restent programmés pour les mois estivaux sans prendre en compte cette probabilité".
 
 Circulaire du 22 avril relative au Plan national canicule 2011 et à l'organisation de la permanence des soins