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L’anomalie à l’origine de la maladie de Parkinson identifiée

le 15 juin 2015
Laboratoire de recherche C’est une avancée décisive dans la recherche sur la maladie de Parkinson. Une équipe franco-belge vient de découvrir ce qui, dans la macromolécule alpha-synucléine provoquait la pathologie neuro-dégénérative. La découverte permettrait de diagnostiquer la maladie du vivant du patient. Et, peut-être de trouver un traitement.

Fruit de quinze ans de recherche, les travaux des chercheurs belges – de Louvain –  et français – dont certains de l’Institut des neurosciences Paris Saclay – parus dans la revue Nature d’hier ont fait grand bruit. 

Les scientifiques expliquent la maladie par la propagation dans le cerveau de fibres « en forme de ruban », semblables à des « linguines » qui, en format des agrégats, deviennent toxiques. Pour parvenir à cette découverte, les fibres ont été, séparément, injectées dans le cerveau et le sang de rats. 

Améliorer le diagnostic

L’objectif de la découverte ? Permettre de développer des anticorps qui serviront à ralentir et/ou à empêcher la propagation d’agrégats. Permettre aussi de diagnostiquer le Parkinson du vivant du malade. « Il faudrait maintenant voir si les agrégats présents chez les personnes malades ont les propriétés que nous avons décrites », a également indiqué au Parisien Ronald Melki, le directeur de recherche à l'Institut des neurosciences Paris-Saclay.  

Avec 100 à 120 000 personnes touchées, la maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente en France, après Alzheimer. 1 % des plus de 65 ans sont concernés dont un peu plus d’hommes que de femmes, selon l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm).