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L’air des maisons de retraite trop pollué pour les résidents

le 17 mars 2015
bsip [maisons-de-retraite.fr] - L'air intérieur des maisons de retraite présente des niveaux de pollution néfastes pour le système respiratoire des personnes âgées, selon une étude menée dans sept pays européens.

Les résidents des Ehpad étouffent, selon l’étude GERIE à laquelle a participé l’Inserm. Ou, pour le dire autrement, si le taux de pollution intérieure des maisons de retraite reste dans la norme, il a des conséquences délétères pour les résidents les plus fragiles. 

Pour arriver à ce constat, la communauté scientifique a étudié cinquante établissements européens (Belgique, Danemark, France, Grèce, Italie, Pologne et Suède), interrogé 600 résidents âgés en moyenne de 82 ans à qui elle a fait passé des tests cliniques. Dans les établissements, les chercheurs ont mesuré les taux de concentration de cinq polluants dont le dioxyde d’azote et l’ozone. Pour cela, ils ont concentré leur travail sur la pièce la plus fréquentée par les résidents, la salle commune. 

De la toux aux BPCO

Les polluants proviennent des matériaux de construction, du chauffage ou des systèmes de refroidissement. Les résultats de l’étude publiée dans l’European Respiratory Journalsont assez attendus qui montrent que l’exposition à des niveaux élevés de pollution peut provoquer de la toux, des essoufflements, des sifflements dans la poitrine, voire des broncho-pneumopathies obstructives chroniques (BPCO). 

Des poumons déjà fragilisés par l’âge

Déjà fragiles, les personnes âgées sont d’autant plus vulnérables à la pollution intérieure qu’elles peuvent difficilement l’éviter en raison de leur mobilité souvent réduite.

Des études complémentaires devaient pouvoir établir le rôle des polluants dans l’apparition de certaines maladies, indiquent les chercheurs. En attendant, ils recommandent une ventilation fréquente des pièces ainsi que la mise en œuvre de normes plus strictes.