Aller au contenu
Ehpad

Infirmières de nuit : les expériences de mutualisation se multiplient

le 01 décembre 2015
Infirmière de nuit en Ehpad L'Agence régionale de santé (ARS) Champagne-Ardenne expérimente des astreintes d'infirmières de nuit dans 18 maisons de retraite médicalisées de la Marne et de la Haute-Marne depuis avril 2015. Un dispositif déjà testé avec succès en Pays de la Loire et en Lorraine.

La mutualisation d'infirmières entre Ehpad vise à « améliorer la permanence des soins » et à « éviter les hospitalisations la nuit tout en renforçant la qualité et la sécurité de la prise en charge la nuit en réponse à des besoins en soins et en particulier en soins palliatifs », indique l'agence régionale de santé Champagne-Ardenne sur son site Internet.

A la suite d'un appel à projets, cinq propositions ont été retenues avec 18 Ehpad concernés autour des centres hospitaliers de Vitry-le-François et de Bourbonne-les-Bains.

Concrètement, l'astreinte de l'infirmière mutualisée démarre en général à 20 heures. Et, dans les plus importants établissements, une infirmière est présente sur place jusqu'à 22 heures ou minuit.

Infirmières de nuit et accompagnement en fin de vie

Pour lancer son projet, l'ARS Champagne-Ardenne s'est notamment appuyée sur une analyse de 2013 de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), selon laquelle « la présence d'un infirmier la nuit réduit le taux d'hospitalisation en urgence au cours des 15 derniers jours avant un décès non soudain » et diminue aussi « le nombre de cas de résidents qui décèdent à l’hôpital ».

Ainsi, en Haute-Marne, les équipes constatent une « amélioration globale dans la prise en charge des résidents » et en matière d' « accompagnement en fin de vie ». Le personnel soignant note aussi « l'évitement des hospitalisations », une chute ou une hyperthermie pouvant être traitées « sans appeler le 15 ni se rendre à l’hôpital ».

Des fiches réflexes pour les équipes  

Le personnel des cinq Ehpad de la Marne a réalisé un guide de 15 fiches réflexes de procédure validées par les médecins coordonnateurs, à destination des équipes de nuit. Ces fiches préconisent les conduites à tenir en cas d'urgence. Par exemple, en cas de chute, le soignant peut :

  • se référer à un modèle de prise en charge comportant plusieurs items (rassurer le résident, etc.),
  • indiquer le contexte, décrire l'événement et la présence de signes de gravité, renseigner les antécédents de la personne âgée dépendante et ses constantes sur la fiche,
  • appeler l'infirmière d'astreinte ou le 15 au cas où il repère certains signaux d'alerte.

En guise d'amélioration, les équipes soignantes travaillent à harmoniser les procédures entre les différents établissements. Elles prévoient aussi la mise en en place d’une formation aux différents professionnels de l’établissement – qu’ils interviennent de nuit, ou même de jour.

[D’après Gérontonews.fr]