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Huit pathologies en moyenne pour les résidents d’Ehpad

le 20 octobre 2014
Des résidents de plus en plus dépendants [maisons-de-retraite.fr] - En moyenne, les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) présentent huit pathologies ont un besoin en soins croissant. C’en tout en cas ce que rapporte la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, la CNSA, dans une étude intitulée « Les soins en Ehpad en 2013 ».

Au 31 décembre dernier, 6 865 Ehpad en fonctionnement étaient tarifés par les agences régionales de santé (ARS), soit 572 042 places et une capacité moyenne de 83 places. Dans ce panorama des soins en Ehpad, la CNSA indique que les maisons de retraite sont majoritairement publiques puisque le secteur public détient 43 % du parc des Ehpad, soit 51 % des places. Représentant 27 % des places, le secteur privé à but non lucratif se place après. Vient ensuite le secteur privé commercial avec 22 % des places. 

Plus de la moitié des résidents souffrent d’hypertension et de démence 

En 2013, les résidents présentaient en moyenne huit pathologies : hypertension artérielle (59 %), démence (55 %), troubles du comportement (48 %), syndrome abdominal (44 %), état dépressif (38 %), dénutrition (27 %), insuffisance cardiaque (21 %) et diabète (15 %).

La CNSA note que si la part de certaines pathologies augmente, « cela ne signifie pas nécessairement que plus de résidents en souffrent. Certaines sont mieux diagnostiquées et mieux prises en compte ». C’est le cas notamment des Pôles d'activités et de soins adaptés (Pasa) et des Unités d'hébergement renforcé (UHR) dans les Ehpad, qui conduise « les médecins à mieux identifier les troubles psychiatriques et comportementaux ». Autre exemple, celui de la dénutrition.  Mal dépistée jusqu'en 2009, elle tend à être mieux prise en compte à la suite des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS).

Des résidents de plus en plus dépendants 

Les trois quarts des résidents en Ehpad sont des femmes âgées de 85 à 86 ans et majoritairement en GIR (groupe iso-ressources) 1 et 2, c’est-à-dire avec les niveaux de dépendance les plus élevés.

Le rapport indique aussi que le GMP (GIR moyen pondéré) est passé de 687 à 693 « preuve que les résidents sont de moins en moins autonomes » et que le PMP (Pathos moyen pondéré) est passé de 192 à 198, « signe que la charge en soins s’alourdit ».