Aller au contenu
Alzheimer

Géolocalisation des malades d’Alzheimer : la sécurité à l’épreuve de l’éthique

le 01 juillet 2013
[hopital.fr] La ministre déléguée en charge des Personnes âgées et de l’Autonomie, Michèle Delaunay, lance une expérimentation sur des dispositifs de géolocalisation au cours de l’été. L’objectif ? Réduire les accidents liés à la fugue des personnes âgées, en particulier celles atteintes par la maladie d’Alzheimer.

 

En février 2013, dans le Rhône, une nonagénaire est retrouvée décédée dans le parc de sa maison de retraite, le lendemain de sa disparition. Ce cas est loin d’être isolé, des dizaines de recherches par département sont lancées chaque année pour retrouver des malades d’Alzheimer ayant fugué ou quitté leur lieu de résidence.

Désorienté, le malade peut en effet errer jusqu’à plusieurs kilomètres de son domicile et mettre alors sa santé en danger.

 

Géolocaliser les malades d’Alzheimer pour leur sécurité

Le principe dela géolocalisation des malades d’Alzheimer est d’équiper la personne d’un bracelet électronique. Ce système envoie les coordonnées géographiques de la personne équipée à une plate-forme de géolocalisation, qui va permettre de la positionner sur une carte. Les déplacements s’en trouvent sécurisés.

Cependant, l’utilisation de la géolocalisation n’est pas sans risque d’un point de vue de l’éthique.  En effet, la recherche de la sécurité des personnes ne doit pas empiéter sur leur liberté de circuler. 

 

La géolocalisation des personnes âgées face aux règles d’éthique

Afin de définir les limites de ce dispositif, un groupe de travail du Comité National pour la Bientraitance et les Droits des personnes âgées et handicapées (CNBD) a présenté une charte de bonnes pratiques à Michèle Delaunay, le 25 juin 2013.

Cette charte propose que la géolocalisation ne soit mise en place que dans le cadre d’un projet personnalisé de soins et après avis favorable du médecin. Par ailleurs, le traitement des données personnelles devra être contrôlé par la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

 

Pour en savoir plus sur la désorientation, consultez notre dossier consacré à la maladie d’Alzheimer.