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Culture

Dépendance day ou le fléau de la maladie d’Alzheimer

le 01 juin 2015
Dépendance day ou le fléau de la maladie d’Alzheimer  Alzheimer. Le mot n’est que très peu prononcé mais il habite tout le deuxième roman de Caroline Vié, Dépendance day, publié chez Jean-Claude Lattès. Le récit évoque une romancière dont la famille est, à chaque génération de femmes, touché par la maladie.

La narratrice, Morta, 55 ans, est en salle d'attente pour consulter un « neurologue confirmée en dégénérescence cognitive ».

Pour aborder le sujet de la maladie, la romancière met en place un dispositif élaboré, véritable plongée dans la crainte de l’oubli. On retrouve en effet la narratrice à trois périodes différentes de sa vie : à seize ans, vers la quarantaine et à cinquante-cinq ans. 

 

Destinée et malédiction ?

Faut-il y voir une malice du destin, en tout cas, le métier de Morta est l’écriture. Ecrivain de romans policiers, elle mène une vie plutôt calme rythmée où sa mère, Clotho, tombe dans la démence comme sa grand-mère, Lachéris, avant elle. Une malédiction? Morta adopte en tout cas le principe de précaution et l’intrigue aborde un tour de plus en plus dramatique.

Direct mais non dénué d’émotion.